Le film mélange fiction et réalité et met en scène un écrivain qui décide d’entreprendre l’écriture de 2046, un roman futuriste qui relaterait l’histoire de cet homme et des femmes qui ont traversé sa vie sentimentale. Il y a principalement trois personnages féminins. Maggie Cheung dans la peau de cette Su Li Zen (voir In the mood for love) qu’il a aimé quelques années auparavant. Une nouvelle présence dans le cinéma de Wong Kar Wai est Zhang Ziyi qui va tomber amoureuse de cet homme sauvage. Et puis il y a Gong Li dans un rôle court mais une forte présence a l’écran. C’est certainement le personnage le plus charismatique malgré sa courte performance. Nous avons donc pu remarquer que le film est donc axé sur l’amour; Kar Wai dépeint des êtres qui s’aiment et se déchirent. De plus il montre le sentiment de vide qui peut envahir chacun d’entre nous lorsque l’on a perdu un être aimé. Le film de veut également une belle évocation du temps par l’intermédiaire des femmes qui l’ont entouré.
2046 est un surprenant mais authentique chef d’œuvre, d’une poésie et d’une sensibilité rare. Il réussit à faire passer des émotions magiques à travers une esthétique indéniablement fabuleuse (parfaite utilisation de lumière chaude) et par sa musique enivrante et accompagnant le déroulement du récit à travers le temps et les personnages. Tout au long de ce film, Wong Kar-Wai laisse au spectateur la liberté de ressentir et d’interpréter à sa guise, le récit de cet écrivain qui tente en vain de se délivrer d’un lourd secret : une histoire d’amour inachevée. A qui le confier? à une androïde aux émotions différées ou bien au pied d’un arbre pour qu’il soit secrètement caché? Il n’existe pas d’adjectifs conséquents pour décrire la beauté et la puissance émotive de ce film lorsqu’il tente de donner une réponse à cette quête ultime, la compréhension de l’amour. A voir d’urgence! (mais In the Mood for Love en premier)
don’t read bis
•Vendredi 10 avril 2009 • Laisser un commentairedon’t read
•Vendredi 10 avril 2009 • Laisser un commentaireNote d’intention – Sour Times
Le clip que j’ai prévu de réaliser sera en un unique plan séquence. En effet, je trouvais que la contrainte serait plus difficile mais plus intéressante à la fois de tourner en une fois plutôt qu’un tournage plan par plan « classique ». Je trouve passionnant de placer sous « le feu de l’action » les acteurs participant au tournage afin de capturer une émotion plus sincère, plus improvisé, plus vrai.
A propos, la musique utilisée sera Sour Times interprété par Portishead. Le choix de cette chanson vient en effet de ces paroles qui semblent exprimer un abandon d’elle-même de la part de toute chose qui l’entoure. Notamment lors du refrain « nobody loves me » exprimant ce que j’ai voulu montrer dans le clip, à savoir un rejet de la société qui l’entoure.
L’histoire se déroule à notre époque, en pleine rue. Il fait nuit. Un homme se trouve dans cette rue. Désorienté, il semble ivre. L’ivresse de sa soirée va le mener à errer dans les rues nocturnes de Nice. L’ivresse qu’il semble vivre ne représente que l’humain dans la société de 2008. Un être perdu, troublé, rejeté par un système toujours plus dur à accepter, à supporter.
Durant le déroulement du clip, le comportement de la personne errante représente (subtilement) différents état d’âme de l’Homme. Lorsqu’il arbore une conduite nauséeuse au début de la séquence, il exprime le dégout de la société. Ensuite, il jettera violement un magazine au sol qui dévoilera bien entendu la colère qu’il peut ressentir. Lors qu’il attrape le combiné de la cabine téléphonique, c’est un appel de détresse qu’il fait. Il chute juste après, montrant qu’il se trouve à bout de force ce qui amène à son siège au pied d’un monument italien (confusion, je croyais à une église lors du tournage rapport avec la foi, il capitule aux pieds de Dieu) qui montre qu’il abandonne, brièvement certes mais c’est les nombreuses fois où l’Homme « baisse les bras ». J’ai effectué, en postproduction, un effet brumeux qui a permis de rendre à l’image le personnage presque imperceptible dans l’ombre du bâtiment, une manière de montrer qu’il commençait à s’estomper. Il se dirigera après en pleine route, une réaction dangereuse mais à la fois un geste qui semble le générer puisqu’il se trouve en pleine lumière ce qui amènera à la scène finale. Il osa sortir de la route qui lui a été prédéterminé par la société ce qui amènera au second personnage, qui représente, lui, justement cette société corrompu. Etant, en quelque sorte, effrayée du choix de ce « citoyen », il l’achèvera donc définitivement. Fin en cut – bruitage d’une arme à feu.
Le but de ce clip est de symboliser les conséquences du comportement humain. En effet, aujourd’hui, nous avons une image de l’Homme qui est totalement fausse. La presse nous présente toujours l’Homme comme un être parfait réussissant dans la vie sans contraintes et à l’allure parfaite. Dans la même voie que mon film, ce clip montre que les hommes abordent la vie avec une certaine frustration, due à l’image faussée de même. Ainsi, l’homme sera présenté dans une déchéance qui lui ait propre, montrant son désarroi face à la difficulté même de vivre à notre époque.
Tout comme le film, je fais opposer dans le clip obscurité et lumière. Je vais tenter d’utiliser les lumières « naturelles » (lampadaires, etc…) qui sont d’ailleurs des lumières chaudes. Un effort technique sera fourni lors du tournage. En effet, le fait d’avoir choisi de filmer en un plan séquence n’est aucunement une manière d’échapper aux contraintes demandées. Je vais tout faire afin de fournir un travail sérieux.
Ce clip sera donc basé, avant tout, sur une quête du mal ressenti par l’homme aujourd’hui. Un homme plongé dès son enfance dans le pessimisme et la dureté qui l’attend dans le monde des « grands ». Une vérité qui mènera finalement le protagoniste à son déclin. Ce sera donc la fin pour ce monsieur.
Badis Benmaghsoula.
Skins ou la série d’ados qui déchire et qui brise tous les tabous
•Dimanche 8 février 2009 • 1 CommentaireFraiche, originale, qui n’a pas peur de casser les aprioris sur l’adolescent moyen, Skins est une série qui NOUS ressemble, loin de l’image BCBG et cliché que l’on peut retrouver dans des productions tel que LOL. Celle-ci se veut sans tabous et abordent tous les thèmes que l’on connait… Alcool, amour, sexe, drogue… Tout se veut démonstratif et réaliste.
Rayonnante, étonnante, épatante, surprenante, réjouissante, tant de mots pour définir cette série qui mériterait une place sur le podium des séries les plus jouissives et souriante de ces dix dernières années. Le quotidien farfelu de ces ados pas comme les autres nous donne envie de prendre le premier billet pour Bristol et de partager leurs vies, la vraie, au moins le temps de 45 minutes, la vie de ces enfants perdus des temps modernes. Un vrai travail a été mis en place sur le fond psychologique de chacun de ces jeunes pas tous très communs. Une énième série superficielle sur la jeunesse? Pas celle-ci, Skins sort du lot, peut-être parce que c’est anglais d’ailleurs!
C’est réellement une série qui mérite vraiment que l’on s’y intéresse…
19/20 .Badis
CalifOrnication
•Dimanche 28 septembre 2008 • 1 Commentaire
Encore une série dramatique à la con, vous allez me dire? Et bien non, Californication, c’est l’histoire de Hank Moody, écrivain quadragénaire en panne d’inspiration, avec un sérieux problème d’alcool, de drogue et de sexe en prime, qui vont perturber sa vie professionnel et amoureuse, notamment avec Karen, son ex-femme avec qui il a une fille de 12 ans, Becca. Il essaie toujours d’élever cette dernière avec plus ou moins de réussite. Hank ne peut s’empêcher de dire la vérité à tout le monde, peut-être un peu trop, ce qui lui posera problème à de nombreuses reprises. D’un autre côté, c’est ce comportement qui lui a permis et lui permettra encore d’enrichir sa sinécure car il lui fournit toute son inspiration pour ses romans.
Âme sensible, s’abstenir parce que dans cette série, vous verrez beaucoup de seins, de fesses, de sexe, de cocaïne.. enfin bref, beaucoup de nudités et de drogues avec une bande son en or.
Californication est une excellente série, avec un scénario super bien ficelé doublé d’un casting impressionnant. David Duchovny réussit en maître son retour à l’écran, depuis The TV Set où il jouait également un auteur qui va se voir adapter son livre à l’écran mais en une série TV teenager. Le rôle de Hank Moody est taillé pour lui, loin de nous l’image du coincé excité Fox Mulder, ici David représente parfaitement l’affirmation Sex, Drugs & Rock’n Roll à Hell-A. Peut-être même un peu trop, il est parfois peut-être trop souvent question de drogue et de sexe laissant la trame de côté. Malgré ça, courez voir cette série si ce n’est déjà fait, la saison 2 vient tout juste de terminer aux USA sur la chaine Showtime.
17/20 .Badis
welcOme to my wOrld!
•Dimanche 28 septembre 2008 • Laisser un commentairelà, vous êtes sur mon blog et ici, je vais essayer de vous exposer ma propre vision du cinéma, des jeux vidéos, de la musique et de bien d’autres choses encore… Pourquoi? tout simplement parce qu’il y a des choses que j’aime, qui ont leur importance dans leur domaine respectif et qu’il est nécessaire pour moi de vous le faire découvrir. Je ne vais pas suivre le tendance, je vais peut-être aller contre courant en critiquant quelque chose de bien pour vous ou au contraire dire du bien de quelque chose que vous ne supportez pas mais je m’en fous. Je suis là avant tout pour parler de ce que j’aime.
Ah oui, encore une chose. Seulement regarder la notation ne suffit pas et ne sert d’ailleurs à rien, lisez la critique afin de vous faire votre propre avis.
Je veux tout simplement vous ouvrir à de nouvelles choses qui vaillent la peine d’être connus.
Salut à tous et amusez vous bien !

